HADOPI, TMG, logiciels espions gouvernementaux : sortez couverts !

 HADOPI, TMG, logiciels espions gouvernementaux : sortez couverts ! dans Liens arton2993-5ce99-300x214

    Je me rends compte que le lab anti-hadopi fonctionne encore. Ce petit agrégateur de flux via Google Reader reste d’actualité : même si la campagne électorale semble oublier la question du partage et des libertés numériques, la haute autorité, avec son cortège de haut-fonctionnaires et de sous traitants privés, continue son travail contesté et coûteux. C’est bien là le problème. Suite à un article via le lab sur 1 moyen de se protéger contre l’espionnage des réseaux P2P, je tenais à apporter quelques précisions.

  • Effectivement, PeerBlock, fork célèbre de PeerGuardian, est encore maintenu, mais sous systèmes Windows uniquement. Grâce à ses mises à jour quotidiennes, il détecte les plage d’ip de TMG, la société mandatée par l’HADOPI pour surveiller le traffic P2P. Donc cool !
  • Pour ceux qui ne connaissent pas, MOBLOCK est la version GNU/Linux équivalente.
  • Sous MAC OS, pas vraiment d’équivalent ? Rien de moins sûr… Les clients P2P comme Deluge ou Transmission possèdent un filtre d’ip permettant de bloquer certaines connexions indésirables, comme TMG qui tape fort sur les trackers. Le premier sous forme d’extension ; le second intégré.

Par contre, je le répète, la surveillance généralisée ne concerne qu’un petit millier de fichiers extrêmement ciblés, les ayant droits concentrant leurs efforts sur des produits commercialement intéressants. Si vous d/l des objets culturels rares, des trucs de cinéphiles ou de musicos underground, pas d’inquiétude à avoir.

Cela dit, la surveillance du partage/piratage a mis en place un système technique et juridique dont l’objectif est de restreindre, méthodiquement et par à coups, les libertés numériques. La résistance s’organise.

Que faire après la fermeture de Megaupload ?

Que faire après la fermeture de Megaupload ?  dans Liens bt4Le FBI a montré ses muscles. RIP Megaupload. Comme vous vous en doutez, ce n’est pas une bonne nouvelle. MAIS rien n’est perdu (sauf pour ceux qui avaient uploadé leur travail professionnel sur un compte premium, dommage !).
Comme le souligne Korben, ya pas que MU dans la vie. De nouveaux réseaux acquièrent une crédibilité et un stabilité qui fera pâlir les ayant-droits. Exemple connu de tous : le réseau social VKontakte, qui propose un service de streaming, où trouver un contenu mumtimédia, au prix de quelques efforts de recherche, n’est pas si compliqué.

Par contre, la question de l’impact du ddl demeure. Cette pratique, très répandu, est-elle en train de comdamner :
- l’internet neutre, libre et anonyme, en terme de droit numérique
- l’intégrité des réseaux et la stabilité des serveurs, en terme de technologies et de répartition de la bande-passante.

Certains préfèrent revenir au bon vieux p2p, avec des solutions communautaires qui s’approchent en fait du p3p, avec utilisation de VPN ou de seedboxes, en restant totalement furtifs aux foudres de la HADOPI. J’ai eu plusieurs conversations sur de nombreux forums, et j’en tire les conclusions suivantes :
- le ddl, pour pratique qu’il soit, n’est qu’une solution de transition dans l’histoire d’internet
- le partage ne doit pas se faire au détriment des petits producteurs, des indépendants et des artistes qui galèrent
- accéder à la culture est une recherche spirituelle, pas un réflexe consumériste : combien de fichiers possédez-vous que vous n’avez même pas eu le temps d’ouvrir ou de vérifier ?
- si les élections présidentielles virent qui vous savez, alors un nouvel âge numérique s’ouvrira, privilégiant à son tour les artistes, et replaçant les majors dans leur rôle de business culturel ; le plaisir de chercher la perle rare sera peut-être mis en avant par le ministère de la culture.

Pour l’instant, quelques moteurs de recherche utiles (merci Korben !) :

http://ddlsearch.free.fr/

http://dlseek.free.fr/

 http://www.keotag.com/ (très original celui-là)

http://dscargalo.com/


http://www.filestube.com/


http://search.axiomcafe.fr/


http://uprius.com/


http://www.5fox.org/


http://www.buskka.com/


http://www.rsdown.org/


http://www.leechaa.com/


http://www.bioscience.ws/search/sharedfiles/


http://sharedigger.com/


http://rapidsearch.infobind.com/


http://www.daleya.com/

LOPPSI 2 : le filtrage sans juge accepté par le Conseil Constitutionnel

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Les Sages ont parlé. Saisi, le Conseil constitutionnel a rendu sa copie au sujet de la fameuse et très touffue loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ou Loppsi 2 dont le texte a été adopté par le Parlement le mois dernier.Sur le volet de l’Internet, les Sages n’ont en tout cas pas censuré l’article 4 relatif au filtrage des sites Web avec du contenu pédopornographique. Ce filtrage est décidé sans passer par l’autorité judiciaire et opéré via les FAI sur arrêté du ministère de l’Interieur.

Dans leur saisine, les députés et sénateurs avaient pointé du doigt un recours à des moyens manifestement inappropriés » en dépit d’un « but recherché légitime« . « L’ensemble du dispositif de filtrage reposera exclusivement sur des autorités administratives sans qu’aucun contrôle indépendant ne soit prévu quant à la qualification du caractère pornographique des images ou représentations des mineurs« .

Qui plus est, un système de blocage considéré « inadapté « , « contre-productif » et onéreux pour les finances publiques avec à la charge de l’État le surcoût qui en résultera pour les FAI. Des critiques notamment relatives aux risques de surblocage, de précipiter la Toile vers un Internet chiffré où les activités illégales sont difficiles à déceler.

Pour le Conseil constitutionnel, l’article 4 « assure entre la sauvegarde de l’ordre public et la liberté de communication une conciliation qui n’est pas disproportionnée « , et de souligner qu’à tout moment une décision de blocage prise par l’autorité administrative peut être contestée devant le juge.

Le collectif militant La Quadrature du Net estime que le Conseil constitutionnel a validé la « censure administrative du Net » au prétexte de la lutte contre la pédopornographie et estime que « le risque est grand de voir un tel dispositif étendu à d’autres domaines« . « Il est regrettable que le Conseil constitutionnel n’ait pas approfondi sa jurisprudence Hadopi en consacrant le rôle de l’autorité judiciaire pour contrôler toute restriction à la liberté de communication sur Internet« .

D’une manière générale, le qualificatif « pédophile », s’il est appliqué comme « terroriste », laisse une grande liberté aux autorités administratives et aux fournisseurs de solutions de blocage privés. Cette situation ne promet rien de bon concernant la liberté d’expression et d’orientation sexuelle sur internet, notamment en terme de lutte réelle contre les réseaux pédophiles, qui vont être tentés par des migrations massives sur des serveurs hautement sécurisés. 

La Quadrature du Net se tourne désormais du côté du Parlement européen qui cherche à « encadrer strictement les mesures de filtrage mises en œuvre au niveau national« .

Carte musique jeunes : ne vous faites pas rouler !

bbcartemuzik.jpg

Sur le site officiel de la HADOPI, on peut lire :

« La Commission européenne a estimé le 12 octobre dernier que le financement par l’État du dispositif d’incitation au téléchargement légal de musique entrait dans le soutien d’objectifs d’intérêt général. Joaquin Almunia, commissaire à la concurrence, a pour sa part salué les initiatives qui visent à améliorer l’accès à la musique en ligne à un prix plus attractif pour les consommateurs et par des circuits de distribution légaux.« 

et

« Le Ministère de la Culture et de la Communication propose donc aux jeunes de 12 à 25 ans une carte musique valable un an. En s’inscrivant sur le site www.carte-musique.gouv.fr, chaque souscripteur constitue sa carte musique en faisant le choix entre des crédits de 5, 10 ou 25€ et une vingtaine de plates-formes sur lesquelles les utiliser. L’État double le montant des crédits, dans une limite de 25€ par carte.« 

Concrètement, le Ministère de la Culture offre 25 euros par carte aux sites de musique en ligne labellisés, soit à l’industrie du disque, réaffirmant ainsi sa volonté de soutenir « l’industrie culturelle ». Quand on sait que les sites en question appartiennent essentiellement à Orange, Apple et Universal, il est impossible d’associer ces intérêts privés à un quelconque intérêt général. Cette noble expression de Montesquieu se trouve donc  détournée par les intérêts particuliers de quelques prédateurs du commerce en ligne. Si vous voulez un conseil : ne vous faites pas rouler dans la farine par cette carte musique jeune. Non seulement vous n’écouterez qu’une musique  limitée en terme de choix et sélectionnée par des commerciaux, mais vous financerez aussi un système de promotion étatique visant à mettre votre liberté créatrice sous contrainte.

Continuez donc à télécharger et allez à la rencontre des artistes que vous aimez ! Eux ne sont pas dupes.

HADOPI.fr enfin en ligne !

 

logositehadopi.png

Le voilà ! Enfin ! Le site HADOPI.fr est en ligne. Mais quel accouchement difficile. 1 an et  quelques mois pour pondre un simple support d’info en flash réalisé par EXTELIA, société de service réseaux orientée optimisation des flux, appartenant au groupe LA POSTE. Je veux bien admettre que le circuit des marchés public soit long et complexe. Mais nous battons des records, vérifiant par la même occasion un théorème du Sarkozysme : précipitation + lois  arbitraires + passage en force = ralentissement législatif + mise en oeuvre douloureuse. Réfléchissez un instant à la formule avant de revenir au site.

Un site de e business ou de service public ?

Le résultat est très médiocre. Le webmaster se contente de piller une banque d’images américaine  (Master File FRANCE) et conçoit finalement une architecture web 1.0 à base de solutions clés en main. Vous connaissez sans doute ces offres commerciales qui vous proposent un site  professionnel « extraordinaire d’innovation », « extensible et personnalisable » pour moins de 15 euros pas mois. Et bien HADOPI.fr ressemble aux templates de leurs catalogues : tape à l’oeil et soft à la fois, teintés de couleurs pastel gris métal et bleu pâle, illustrés de photos consensuelles, harmonieuses et rassurantes… Déjà tout un programme dès la présentation. Mais surtout l’impression qu’on a confié le bébé à un prestataire privé sans aucune connaissance de l’esthétique propre aux objets multimédias. Par contre, le référencement du domaine hadopi.fr, des sous-domaines du site et des pages liées n’a pas encore commencé, à en croire les principaux moteurs qui renvoient à d’autres articles (Numerama, Clubic, Libération, SVM etc) quand on cherche le tag « HADOPI ». C’est un peu limite, vous ne trouvez pas ?

Notes de spécialiste

  1. cours de webmastering niveau 1 valable pour tous les support en ligne : référencer avant de lancer une version publique, vérifier le référencement et attendre quelques jours pour les metamoteurs.
  2. vous pouvez tout piquer sur ce site par simple copier coller, les images ne sont pas protégées, le texte non plus… ça promet quand l’usager suspecté de « négligence caractérisée de sécurisation de sa connexion internet » sera dans l’obligation de transmettre des données confidentielles > la Commission organisera-t-elle un grand procès de sorcellerie en dévoilant en clair toutes ces informations ? Et nos modems seront-ils brûlés sur la place publique ?
  3. la version déficients visuels ne respecte pas la charte de service public concernant l’accessibilité par texte audio, l’augmentation du contraste et le grossissement des polices; elle se contente d’une transformation des couleurs pastel en nuance de gris… incompétence évidente du webmaster.

Bref : ça sent le vite fait mal ficelé. Pour vous faire une idée : allez donc voir par vous mêmes. Je vous expliquerai ensuite pourquoi je n’ai plus du tout peur de la riposte graduée, mais alors plus du tout.

HADOPI.fr lancé, HADOPI.fr examiné, HADOPI.fr coulé ?

Quelques infos sur le feuilleton de la semaine : le lancement du site HADOPI.fr. Rappelons qu’un 1er site de propagande, intitulé jaimelesartistes.com, avait déjà été obligé de fermer ses portes suite à plusieurs attaques de type ddos (déni de service), et avait même été transformé en http://www.jaimelesartistes.info/ sur le même nom de domaine ! Franck Riester, le rapporteur du projet de loi à l’Assemblée Nationale affirmait à l’époque que la sécurisation de ce petit support, essentiellement conçu en flash, était maximale. Rires des spécialistes du flash.

Aujourd’hui, quelques chanceux ont pu se connecter au fameux hadopi.fr. Voici les 1ères images :

hadopisite.png

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Seulement quelques chanceux, car pour moi, ke site est resté inaccessible… frayeurs : comment m’informer sur le dispositif ? LOL. La seule image pour l’instant disponible me gêne un peu : d’abord l’internaute suspecté est BLACK (ou alors c ma calibration d’écran qui vire au très foncé), ensuite, cette jolie photo a été achetée à une imagebank américaine et connote le site 100% commercial, ce qui illustre très mal un SERVICE PUBLIC. On dirait presque une mauvaise pub pour ORANGE: vous savez les mails que vous recevez régulièrement vous proposant des formules d’abonnement privilège ?

Mais revenons au fond. Lancement du site imminent, rumeurs d’attaques ddos, absence de logiciel de sécurisation labellisé, erreurs de communications, ça fait un peu too much pour une commission de l’Etat ! Au même moment,  toute une batterie d’offres plus ou moins pertinente se chargent d’inquiéter l’internaute moyen. Cela dit, les lobbies anti HADOPI réagissent aussi en proposant des conseils juridiques ainsi qu’une veille d’observation du site officiel. Numéra lance par exemple http://www.hadopi-data.fr : petit portail/forum destiné à répondre aux témoignages des premiers avertis et à collecter des statistiques. Je vous conseille d »y faire un tour.

Plus en profondeur, il est possible d’examiner le site. Avec les outils du site PASTEBIN, bien connus des webmasters. Parmi d’autres objets postés par des militants (autour de la question pour ou contre une attaque ddos sur le site), on peut récupérer quelques bouts de code qui prouvent une fois de plus la négligence caractérisée en matière de sécurisation de la part de ceux-là mêmes qui voudraient nous conseiller en matière de sécurisation. C’est tout le paradoxe.

>>> Quelques infos supplémentaires : http://pastebin.com/rtmED2Ta (1 scan nmap), http://pastebin.com/91X4nKWW (un dig du domaine hadopi.fr),  http://pastebin.com/tT3yW5sJ (un traceroute). Enfin un document émanant d’un groupe de cyber résistants qui relativise la pertinence des attaques contre la vitrine hadopi.fr :

argumentddos.jpg

En tout cas, comme buz de lancement, les services de communication du Ministère de la Culture, n’auraient jamais fait mieux ! Mais y-a-t-il encore un pilote dans l’avion HADOPI ? Affaire à suivre.

TMG bloqué par PEERBLOCK

Excellente nouvelle de la rentrée : les espions de TMG, qui vous surveillent pour le compte de l’Etat et du dispositif HADOPI, apparaissent dans les listes de mises à jour du logiciel PEERBLOCK.

tmgpb.png

tmgpb2.png

Rappelons que nous proposions déjà une liste de plages d’ip concernant TMG fin juin 2010, au moment où le dispositif de lutte contre le piratage prenait son envol (?!?). Ce blog était donc en avance grâce à plusieurs méthodes de collecte.

Cela n’empêche pas de mettre à jour votre firewall ou d’installer une solution de blocage comme PEERBLOCK.

Reste à vérifier si tous les éditeurs sont à jour, notamment PEERGUARDIAN 2.0

Protégez-vous simplement I : les espions de l’Etat

hadopi.jpeg

Comment éviter que TRIDENT MEDIA GUARD, le prestataire officiel du dispositif HADOPI, écoute votre traffic p2p ?

Comme ce spécialiste de la cybercriminalité dispose d’une plage d’ip pour traquer les téléchargements en diffusant des contenus eux mêmes piratés (les moralistes utilisent toujours des méthodes de criminels, c’est bien connu !), il suffit de bloquer toute tentative de connexion vers ces plages.

Un jeu d’enfant ? Oui, mais dont la veille nécessite des moyens matériels et humains forcément facturés. Pour une protection maximale, le site de référence propose un abonnement destiné à mettre à jour votre logiciel de blocage d’ip. Une liste de logiciels libres et gratuits est aussi disponible.

http://iblocklist.com

Parmi les bloqueurs d’ip suspectes dans votre trafic, on peut citer :

> MOBLOCK, pour les utilisateurs de systèmes Linux, avec quelques listes de mises à jour sur des forums de sécurité américains… infos à récupérer simplement sur le forum francophone UBUNTU >>> http://doc.ubuntu-fr.org/moblock

> PEER GUARDIAN, enfin dans sa version 2.0beta (car le 1er était développé en VBasic, donc pas très optimisé du point de vue des ressources CPU, mais bon c un pionnier fabriqué dans un garage… un peu de tolérance) >>> http://phoenixlabs.org/pg2/

> version MAC OS X de PeerGuardian : http://phoenixlabs.org/pgosx/

> PEERBLOCK, que je conseille aussi pour ses excellentes maj >>> http://www.peerblock.com/

Les 3 sont compatibles avec les listes du site de veille iblocklist, et totalement open source.

Voilà, ces conseils s’adressent bien sûr à tous ceux qui utilisent encore les réseaux p2p sans passer par la révolution peerate du ddl ou bien sans utiliser le condom bien connu aujourd’hui des VPN (voir les pages astuces et sécurité).

 

EDIT : voici les plages d’ip de nos agents officiels de la contrefaçon d’Etat, identifiées par plusieurs blogueurs :

  • 85.159.236.252
  • 85.159.236.253
  • 85.159.236.254
  • 85.159.232.81
  • 85.159.232.82
  • 85.159.232.83
  • 193.107.240.1
  • 193.107.240.2
  • 193.107.240.3
  • 193.107.240.4
  • 82.138.81.211

Autres plages après une recherche approfondie sur internet :

  • 82.138.70.128 – 82.138.70.191
  • 82.138.74.0 – 82.138.74.127
  • 91.189.104.0 – 91.189.111.255
  • 193.105.197.0 – 193.105.197.255
  • 195.191.244.0 – 195.191.245.255

2ème série, en utilisant un service Whois :

  • 85.159.236.0/24 ; SECUREST_LTD >>> 85.159.236.0 – 85.159.236.255
  • 193.107.240.0/22 ; Trident Media Guard (TMG) >>> 193.107.240.0 – 193.107.243.255
  • 82.138.81.0/24 ; TRIDENT-MEDIAGUARD-NET-2 >>> 82.138.81.0 – 82.138.81.255
  • 85.159.232.80/28 ; TOCHECK : NFORCE_ENTERTAINMENT >>> 85.159.232.80 – 85.159.232.95

 

telecharger.jpg

 

 

Comment les neutraliser ?

Configurez votre firewall >>> zones réseau bloquées >>> entrez manuellement les plages et définir ces nouvelles règles en bloquant toutes les connexions entrantes.

Si vous n’avez pas encore de firewall, rendez-vous sur :

Protégez-vous simplement I : bloquez les espions de l’Etat pour le P2P

hadopi.jpeg

Voilà déjà de quoi éviter que TRIDENT MEDIA GUARD, le prestataire officiel du dispositif HADOPI, vienne écouter votre traffic p2p.

Comme ce spécialiste de la cybercriminalité dispose d’une plage d’ip pour traquer les téléchargements en diffusant des contenus eux mêmes piratés (les moralistes utilisent toujours des méthodes de criminels, c’est bien connu !), il suffit de bloquer toute tentative de connexion vers ces plages.

Un jeu d’enfant ? Oui, mais dont la veille nécessite des moyens matériels et humains forcément facturés. Pour une protection maximale, le site de référence propose un abonnement destiné à mettre à jour votre logiciel de blocage d’ip. Une liste de logiciels libres et gratuits est aussi disponible.

http://iblocklist.com

Parmi les bloqueurs d’ip suspectes dans votre trafic, on peut citer :

> MOBLOCK, pour les utilisateurs de systèmes Linux, avec quelques listes de mises à jour sur des forums de sécurité américains… infos à récupérer simplement sur le forum francophone UBUNTU >>> http://doc.ubuntu-fr.org/moblock

> PEER GUARDIAN, enfin dans sa version 2.0beta (car le 1er était développé en VBasic, donc pas très optimisé du point de vue des ressources CPU, mais bon c un pionnier fabriqué dans un garage… un peu de tolérance) >>> http://phoenixlabs.org/pg2/

> version MAC OS X : http://phoenixlabs.org/pgosx/

> PEERBLOCK, que je conseille aussi pour ses excellentes maj >>> http://www.peerblock.com/

Les 3 sont compatibles avec les listes du site de veille iblocklist, et totalement open source.

Voilà, ces conseils s’adressent bien sûr à tous ceux qui utilisent encore les réseaux p2p sans passer par la révolution peerate du ddl ou bien sans utiliser le condom bien connu aujourd’hui des VPN (voir les pages astuces et sécurité).

 

EDIT : voici les plages d’ip de nos agents officiels de la contrefaçon d’Etat, identifiées par plusieurs blogueurs :

  • 85.159.236.252
  • 85.159.236.253
  • 85.159.236.254
  • 85.159.232.81
  • 85.159.232.82
  • 85.159.232.83
  • 193.107.240.1
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  • 82.138.81.211

Autres plages après une recherche approfondie sur internet :

  • 82.138.70.128 – 82.138.70.191
  • 82.138.74.0 – 82.138.74.127
  • 91.189.104.0 – 91.189.111.255
  • 193.105.197.0 – 193.105.197.255
  • 195.191.244.0 – 195.191.245.255

2ème série, en utilisant un service Whois :
85.159.236.0/24 ; SECUREST_LTD

  • 85.159.236.0 – 85.159.236.255

193.107.240.0/22 ; Trident Media Guard (TMG)

  • 193.107.240.0 – 193.107.243.255

82.138.81.0/24 ; TRIDENT-MEDIAGUARD-NET-2

  • 82.138.81.0 – 82.138.81.255

85.159.232.80/28 ; TOCHECK : NFORCE_ENTERTAINMENT

  • 85.159.232.80 – 85.159.232.95

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Comment les neutraliser ?

Configurez votre firewall >>> zones réseau bloquées >>> entrez manuellement les plages et définir ces nouvelles règles en bloquant toutes les connexions entrantes.

Si vous n’avez pas encore de firewall, rendez-vous sur :

HADOPI ou l’infiltration, le cas du logiciel Orange

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Voilà que le premier logiciel de sécurisation voit le jour. Comme par hasard, chez Orange là où Mme  Albanel a pris un poste important après une période de n’importe quoi au Ministère de la Culture. Et bien ce logiciel est une grosse bouse ! Aux dires de Linux Manua, que je crois sur paroles, il utiliserait même plusieurs techniques de pénétration propres aux Etats totalitaires comme la Chine.

Notamment suite à une analyse approfondie de Bluetouff, il s’avère que :

1) Ce logiciel est un mouchard relié au serveur d’un prestataire d’Orange :

http://195.146.235.67/status

2) Ce serveur laisse fuiter en clair les IP de tous les clients d’Orange connectés à ce service.
3) Le login et le mot de passe de ce serveur étaient : admin et admin

http://195.146.235.67/web-console/

4) Ce serveur n’était plus accessible en fin d’après-midi  (dimanche 13 juin)…
5) Les premières listes des IP des clients d’Orange connectés à ce serveur, les abonnés à ce service, sont déjà en diffusion sur Internet : http://paste2.org/p/876045
Ces listes incluent également, malheureusement, les IP de quelques dizaines d’internautes, en cours de « visite », et connectés à ce serveur. Ils avaient été avertis de la faille via Twitter.
6) Ces listes d’IP pourraient certainement servir à inonder les réseaux P2P certainement via le logiciel IPFuck.

Par prudence, je n’ai pas intégré le liens mentionnés.

On imagine que HADOPI enverra rapidement un mail d’avertissement aux clients d’Orange pour non sécurisation de leur ligne Internet. C’est marrant comment la poisse poursuit Albanel, nouvelle directrice de la Communication d’Orange, nommée par décret royal.

Conclusion : les logiciels de sécurisation sont loin d’être au point, ils peuvent même devenir dangereux pour nous, internautes libres, voire se retourner contre leurs créateurs. Dans ce monde néolibéral que prépare notre président depuis le jour de son élection, ne faites donc jamais confiance à une entreprise du CAC 40.

Evidemment n’acceptez jamais AUCUN LOGICIEL DE SECURISATION MEME DE LA PART DE VOTRE FAI. C’est une sorte de cheval de Troie prêt à violer votre intimité. 

EDIT >>> le logiciel est retiré, les 2 euros mensuels remboursés  : c’est ce qu’on pouvait apercevoir ce matin sur le site d’Orange, même si cette offre n’a jamais vraiment pris (une vingtaine de clients, ouf… les abonnés n’auront pas à payer les pots cassés de cette magnifique bourde)

orangesuspendu.png

Ils appellent ça prudemment « suspension de la commercialisation de l’option ». Mais ce truc qui ne ressemble à rien était-il un prototype pour tester la réactivité des internautes, était-ce un buzz d’Orange ou une manoeuvre de la concurrence, ou bien une stratégie de l’Etat visant à camoufler les vraies menaces ?

Voici ce qu’en pensent nos confrères de Numerama :

« Ajoutant le grotesque au ridicule, Orange n’avait rien trouvé de mieux que de faire peser la responsabilité de la divulgation des adresses IP sur les internautes qui ont révélé la faille, en les accusant d’intrusion informatique. La patte de Christine Albanel sans doute, devenue directrice de communication d’Orange après l’adoption de sa loi Hadopi, et qui avait fait preuve à l’Assemblée Nationale de tout son talent en matière de mauvaise foi.Finalement, selon le Community Manager d’Orange France interrogé par BlogMotion, seule une vingtaine de clients auraient souscrit à l’offre d’Orange, qui permettait de payer plus pour avoir moins. Ils seront contactés pour les inviter à désinstaller le logiciel, « retiré par principe de précaution ».

Oseront-ils le re-commercialiser sous sa forme labellisée par l’Hadopi ? Régulièrement annoncé comme imminent, le décret fixant le cadre de définition des fonctionnalités pertinentes que devront avoir les logiciels de sécurisation n’a toujours pas été publié. »

Ce qui est sûr, c’est que les mouchards de sécurisation vont devoir affronter une communauté de hackers toujours prêts à en découdre.

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