Identité + racisme + verglas = ça dérape

Une simple carte suffit parfois à montrer ce que l'info passe sous silence… En France, le racisme reste un sport national.

cliquez c'est hallucinant : CARTE > les dessous de l'identité nationale

Inadmissible ou volontairement provoqué par l'UMP afin de se gaver toujours plus de voix du FN ?



Charters Afghans et droit d’asile : le SCANDALE

“Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, n'a pas donné de date précise mais a confirmé le principe de l'expulsion vers Kaboul de plusieurs personnes en situation irrégulière”. Voilà ce qu'on pouvait lire dans la presse ce matin.

 

Pendant les fêtes de Noël, quand l'opinion est au pied du sapin, quand la foule consumériste s'inquiète de son pouvoir d'achat, l'humanité qui sommeille en chacun de nous ne peut pas rester indifférente à tous ces dispositifs d'expulsion et de discrimination qui salissent notre pays. D'autant que l'Elysée, en prenant directement en main la question, se comporte comme le pouvoir exécutif d'un régime totalitaire. Par ailleurs, plusieurs députés UMP ne considèrent pas les Afghans comme des hommes… à méditer :

 

Le Ministère de l'identité nationale ne sait que diviser les couples, exclure les plus isolés et maltraiter des centaines de familles. Dès l'instant qu'une personne étrangère ne rentre pas dans la cadre fixé par la Loi, elle est priée de regagner son pays d'origine. Or nous savons que la loi humaine, non écrite, est souvent plus juste que la loi écrite. Il est temps de l'invoquer pour arrêter cette pente fatale vers une société raciste, crispée sur une identité nationale immobile depuis Clovis et son premier royaume des Francs !

La liberté de circulation, principe fondamental de l'Etat de droit, est systématiquement contestée par une bureaucratie qui n'a rien à envier à celle du régime de Vichy. La France donne l'impression de mener une double guerre : sur le terrain militaire, en Afghanistan, mais aussi à l'intérieur de nos frontières, par la traque organisée des clandestins qui fuient la puissance de feu occidentale sur leur propre territoire… L'expression “sans papier” résume bien le degré zéro d'humanité atteint dans ce dossier : à partir du moment où la non-possession d'une carte nationale d'identité implique un statut inférieur en matière de droits fondamentaux, nous flirtons avec de vieux démons fascisants.

URGENCE - EXPULSION IMMINENTE DE REFUGIES AFGHANS

>>> Pour toutes ces raisons, le Blog de L'inkorrect(e) vous propose de réagir en signant les pétitions en ligne de la CIMADE. Un petit geste de solidarité universelle, qui pourra se prolonger dans l'action militante contre ce ministère indigne.

http://www.cimade.org/petitions

>>> Tout mettre en oeuvre pour anéantir les méthodes honteuses de l'Etat Français en matière de régulation des Etrangers. Se mobiliser pour la suppression définitive du Ministère de l'identite nationale, avec inscription de l'interdiction de ses pratique actuelles dans le droit constitutionnel.

http://appel.epetitions.net/



2012



Bienvenue en Berlusconie…

Les Guignols qui dépassent les bornes selon l'Elysée, Sarkozy junior invité sur France Télévisions quand il le souhaite, tapis rouge et félicitations pour son talent, des émissions politiques complaisantes avec un nombre extrêmement limité de vraies questions… sommes-nous sur la pente fatale du modèle italien ?

Depuis 1990, avec l'ascension de Silvio Berlusconi dans les médias et le sport (souvenez-vous du Milan AC de ces années-là), de nombreux chefs d'Etat et/ou d'entreprises tentent de l'imiter. Valorisation de l'ego, suppression ou relativisation des contre-pouvoirs, corruption de l'opposition, mais surtout, une pratique fondamentale : le racontage d'histoire (story telling) et la mise en place d'un agenda précis visant à créer l'actualité.

Dans ce contexte, toute critique, même satirique et décalée, est perçue comme un danger. Car la perception du pouvoir se trouve déformée par un excès d'attention aux médias qui se transforme souvent en paranoïa de l'image. Pour cette raison, l'Elysée a décidé de racheter la télévision publique ; appelons cela comme il se doit : finances publiques augmentées = cahier des charges resserré = moins de place pour ce qui dérange = objectivité contrôlée.

Et le spectacle devient affligeant : pas un journal d'information sans la présence du chef, même quand il va manger des pizzas au cap Nègre, quand il prend des vacances ou qu'il fatigue à l'effort, sans doute à cause d'un petit déj' trop vite avalé…

Cette surprésence est expliquée par les journalistes politiques comme l'émergence d'une nouvelle manière, d'un nouveau style, d'une nouvelle époque. Mais jamais la moindre interrogation n'est soulevée sur la légitimité de cette effraction médiatique. Ainsi l'Elysée multipliant les communiqués de presse en direction des différentes rédactions suffirait presque. Sauf que le journalisme, ce n'est pas seulement l'événement, et encore moins la communication. La travail d'information doit passer au crible de la critique, de la reformulation et de l'analyse contextuelle, dimensions de plus en plus évidées sur France Télévisions par exemple.

C'est aussi pour cette raison que s'engage une véritable croisade contre internet, où l'information est présente sous deux formes simultanées extrêmement dangereuse pour un pouvoir autoritaire : en amont le fait brut sans aucune fioriture (les dépêches) ; en aval les faits rapportés,mis en relation, commentés et disséqués par la seule liberté d'expression des individus, à travers les commentaires, réactions, billets des réseaux sociaux publics ou privés.

A titre d'exemple, deux extraits d'articles nous montrant la lente dérive des médias français vers la Berlusconie (source : Nouvel Observateur papier) :

- “Les Guignols commenceraient à agacer sérieusement l’Elysée, selon le Canard Enchaîné. On leur reprocherait en plus haut lieu d’avoir “dépassé les bornes” avec la marionnette de l’ancien candidat à la tête de l’EPAD. D’après l’hebdomadaire Le Président souhaiterait, parait-il, que Bertrand Méheut, le patron de Canal+, se sépare de son directeur adjoint, Rodolphe Belmer, considéré par Sarko comme le responsable des “outrances” des Guignols.” >>> cette affaire n'est pas nouvelle, puisque notre président n'a pas d'humour, sauf quand il s'agit de ses blagues

- “Incroyable mais vrai : Jean Sarkozy n’est pas interdit de télévision publique. Mieux “il est bienvenu”, parole de patronne de l’info de France 2, Arlette Chabot pour ne pas la nommer. Elle s’exprime dans Le Parisien. “C’est bien de l’entendre, il a du talent” assure la dame à propos du même jeune homme, qu’elle avait d’ailleurs invité pour l’émission A vous de juger.” >>> mais combien de jeunes gens ont du talent en politique, du côté de Tarnac par exemple et ne sont jamais invités ?



Jean Sarkozy devrait être… mort !

C'est logique, puisqu'il avait soutenu “à mort” David Martinon, aujourd'hui consul de France à Los Angeles, qu'on imagine en train de siroter des Malibus devant un parterre de People siliconnés, bref dans un placard au soleil.

La presse oublie de préciser que ce bogosse, archétype du petit branleur génération Sarkozy, n'en est ni  à son premier MENSONGE ni à sa première TRAHISON. Le signe d'une brillante carrière politique ?

Voici les faits en vidéo sur Daily… tant que ce média, dont l'Etat a racheté récemment des parts, permet encore une certaine liberté d'expression.

  … en jeune vintenaire pragmatique (déjà!)

  … avec un discours digne de nos plus grands maîtres de la langue de bois (successeur de Devedjian)